Préparer sa peau

Ski de fond, randonnée, courses en tout genre... si les pieds ne sont pas préparés, la peau va souffrir et les cloques seront trop souvent au rendez-vous.

La peau mérite donc qu’on investisse un peu de temps pour la préparer, la solidifier.

Lors de la pratique de la course, la friction permanente d’éléments comme la chaussette ou la chaussure contre la peau entraîne très fréquemment des échauffements cutanés voire des brûlures (ampoules, phlyctènes).

Afin d’éviter les douleurs et permettre une activité sportive optimale, il faut prévenir ces échauffements :

1 mois avant une première épreuve : badigeonner tous les jours à l’aide d’une compresse imprégnée de solution tannique l’ensemble du pied sauf sur d’éventuelles plaies.

Le principe est de renforcer la résistance des tissus cutanés.

Les solutions permettant un tannage de la peau sont nombreuses, voici une
préparation à faire faire en pharmacie :

Quantité respective pour :
Alcool à 60% (115g) + camphre (8g) + formol (5g)
Formule de l’Institut National de Podologie

Ou encore plus simple :
Selon les mêmes délais, appliquer le jus d’un demi-citron sur chaque pied tous les matins, bien sécher, ou encore si l’odeur ne vous incommode pas, il est possible de remplacer le jus de citron par de la teinture de benjoin.

Après de 3 semaines de tannage, crémer les pieds tous les jours avec une pommade spéciale anti-frottement de type NOK ® de manière à assouplir l’épiderme et augmenter sa résistance. Il est aussi possible d’appliquer 2 à 3mm de crème anti-frottement sur les pieds sans faire pénétrer et ajuster les chaussettes par-dessus. Celle-ci va s’en imprégner et empêcher les frottements indésirés.
A essayer au moins une fois avant une grande course pour en apprécier le résultat.

Pour la pratique de course en triathlon :
Il est conseillé d’appliquer un talc neutre à l’intérieure des chaussures de running comme celles de vélo, de façon à éviter tout arraché cutané.

Lorsqu’une ampoule est constituée, il existe différentes façons de procéder, suivant le stade de formation :

Lorsqu’il y a simplement une rougeur :
Protection hydrocolloïde de type 2ème peau (Spenco®, Compeed®, Duoderm®)
Traitement secondaire : nourrir l’épiderme à l’aide de pansement occlusif avec adjonction de vitamine A en crème et l’appliquer en couche épaisse, puis recouvrir d’un film plastique, laisser toute une nuit.

Lorsque la cloque est formée, le principe est de conserver au maximum le toit de l’ampoule optimiser la cicatrisation :
Rincer au sérum physiologique.
Ponction du liquide séreux à l’aide d’une seringue intradermique stérile ou percer en 2 endroits l’ampoule après désinfection d’une aiguille avec un antiseptique de type chlorexidine ou Dakin® stabilisé.
Injection d’Eosine® aqueuse (mini dose) ou tannage à l’Eosine®.
Protection avec compresses + adhésif ou pansement hydrocolloïdes.

Si l’ampoule est déjà déchirée :
Rincer au sérum physiologique
Découper les lambeaux de peau avec des ciseaux désinfectés
Appliquer de l’Eosine ® aqueuse et protéger avec un pansement

Il est très important que les pansements hydrocolloïdes restent en place jusqu’à leur décollement total témoignage d’une bonne cicatrisation.